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28 avr. 2012

[Rouen...La ville débordante] by City-in-Progress

Nous sommes heureux de vous présenter ce travail effectué dans le cadre d'un appel à projet lancé par la ville de Rouen. Il s'agissait de laisser libre cours à son imagination pour rêver le Rouen du futur.

Puisant dans de nombreux thèmes que vous pouvez retrouver à travers les articles de ce blog, nous avons proposé un projet axé sur les nouvelles pratiques "Fun" de la ville, au coeur d'un Rouen exagérément inondé.

Vous pourrez retrouver ce travail sous forme de maquette/présentation au cours de la prochaine exposition "RÊVER ROUEN" qui aura lieu dès le mois d'octobre au sein de l'Abbatiale Saint-Ouen de Rouen

(cliquez sur l'image pour afficher le diaporama) 

17 mars 2012

Demain les chantiers iront plus vite

Après avoir considérablement réduit la durée de vie des bâtiments, il ne restait plus qu'à accélérer les chantiers. Pour garder le bâtiment 10 ans, autant le construire vite. Ce sont les chinois qui remportent haut la main le record de rapidité avec un hotel de 30 étages construit en 15 jours !



Sur un autre chantier, les quadricoptères, quand ils ne font pas de la musique, proposent de nouvelles façons de penser la construction. Surtout quand on fait le parallèle avec les projets d'architecture modulaires qui se dessinent à l'horizon de nos villes ici. Forcément nous ne sommes pas loin de plug-in city d'Alain Bublex ici



Alors que les imprimantes 3D commencent à prendre place dans les fab-lab avant d'arriver chez vous. La technique interesse les professionnels du bâtiment qui pensent imprimer des maisons entières... vidéos ici Ou comment innover sans rien inventer... 

hooo la jolie maison pavillonnaire, y a plus qu'a mettre les nains de jardins

Ça marche aussi pour les routes... Grace à Tiger-Stone cette société hollandaise vous pose une belle route pavée en un clin d'œil, la bête en marche ici

28 oct. 2011

Vers une autre économie marchande


Dans ces images du récent naufrage du Rena (plus de photos la) près des côtes Néo-zélandaises, les mauvais esprits y verront les premiers signes d'une économie marchande à la dérive. Ce n'est pas ce "petit problème" qui va changer les choses mais la situation mérite quand même que l'on s'interroge sur la durabilité de ce système.


Ces conteneurs échoués sur les plages paradisiaques de Nouvelle-Zélande seront-ils bientôt les vestiges d'une époque où le commerce mondial abusait du transport de marchandises? 


Symboliquement et esthétiquement, nous ne sommes pas très loins des blockhaus qui jonchent nos plages. Certes, les conteneurs résisteront moins longtemps à l'épreuve de la mer mais à une époque où tout se jette, c'est le sort de tout produit de consommation.

Ce système où l'Asie fabrique tout avant de l'expédier par bateaux en occident ne peut continuer à fonctionner indéfiniment. Mais cette économie mondialisée à de quoi se défendre face à ses détracteurs quels qu'ils soient... Ici une pub WTF pour Vestel industriel de l'electro-ménager Turc. 


Pourquoi ce système à du souci à se faire? La réponse vient une fois de plus de l'informatique, une seconde révolution numérique de la même ampleur que celle d'internet pourrait voir le jour dans les années à venir. La technologie d'impression 3D qui s'est d'abord développée dans les laboratoires du MIT et dans les caves de quelques geek acharnés, commence à intéresser des investisseurs et des entreprises qui commercialisent ces imprimantes. 

C'est une nouvelle économie à l'échelle locale qui se mettrait en place et qui remplacerait en partie les grandes usines de productions à l'autre bout du monde, Ce sont les chinois qui vont être contents... Les Fab-Lab, ces mini-usines de proximité permettraient à chacun de fabriquer ce dont il a besoin au quotidien. Cette vidéo pédagogique explique à travers un exemple (simpliste) les enjeux d'une telle technologie. 


Autre question que cela soulève pour les futurs architectes et urbanistes, que faire de tous ces ports de marchandises, ces grues, ces conteneurs et ces bateaux immenses ? Alors que nos contemporains réhabilitent notre patrimoine industriel à grand coup de centres culturels ou de lofts, nous aurons peut-être à réinvestir ces territoires portuaires démis de leurs fonctions... 


27 oct. 2011

La stratégie du choc ou l'effet boule de billard

L'effet "boule de billard", que j'ai renommé "stratégie du choc", est brièvement exposé dans (l'indispensable!) Urbatopies de Jean Haëntjens. Cette "approche stratégique" consiste à agir sur une dimension de la ville pour faire progresser les autres. Et c'est bien souvent le levier culturel qui est utilisé car d'une part la culture constitue pour Jean Haëntjens une sorte de "lien" entre l'économique, le social et l'environnemental; et d'autre part la culture possède une mission pédagogique : elle change le regard des citoyens sur leur ville et donc leur comportement et leur appréhension de l'espace urbain qui est le leur.


L'illustration parfaite de l'effet boule de billard est le musée Guggenheim de Bilbao, ayant ouvert ses portes en 1997 dans une ville industrialo-portuaire en perte de vitesse. 
Aujourd'hui, Bilbao est la 3e ville la plus chère d'Espagne.... BOule de billard !


Il s'agit aussi pour ces villes de se doter d'un geste architectural fort avec l'idée de forger à la cité une identité visuelle marquante. Le tout récent parasol géant de Séville a de bonnes chances d'atteindre cet objectif .



Dernier exemple espagnol (car il faut avouer que les villes de ce pays innovent de ce point de vue), la Cite Del Arte de Valence dont le premier élément date de la même époque que le Guggenheim de Bilbao.
Tous les élements sont encore une fois réunis: ville ayant besoin de retrouver une identité dans le cadre d'un renouveau économique, architecture imposante et perturbante de l'archistar espagnol Calatrava, et aménagements et développements urbains tout autour du nouvel équipement.

[ OFF : n'hésitez pas à consulter la rubrique "portraits de villes", ces trois exemples y sont exposés sous toutes les coutures ;) ]


En France, la sobriété est de mise (de ce point de vue les espagnols sont bien moins frileux !). Principale réalisation : la perturbation de la skyline traditionnelle de la ville européenne par une tour qui paraît alors surdimensionnée ! C'est ici le cas de Nantes avec la Tour Bretagne qui est montrée mais les exemples se multiplient : Euralille, la Part Dieu de Lyon ou la controversée Tour Montparnasse parisienne. Le cas de sa vieille cousine la Tour Eiffel est unique : elle a créé un choc si fort dans son contexte historique qu'elle fut immédiatement rejetée par les parisiens avant de devenir l'élément identitaire majeur de Paris.


La mode du "qui aura la plus grosse [tour]?" fait des émules aujourd'hui dans les agglomérations françaises de moindre envergure que celles précédemment citées. Ici la ville du Havre, qui bien qu'elle soit exemplaire dans sa recherche d'innovation et de d'audace (voir ou ), peine à trouver sa place dans la concurrence entre grandes villes portuaires européennes. Le projet de cité de la mer imaginé par Jean Nouvel achèvera-t-il le processus entamé ?


Ici un autre exemple: la Turning Torse (imaginée  par l"espagnol mondialisé -mais non moins génial- Calatrava). Située à Malmo, en Suède, au bord d'un détroit faisant face à l'influente Copenhague, cette tour est érigée au milieu d'un quartier portuaire ayant souffert de l'arrêt des activités et de la destruction d'un élément d'identité capital, la "grue de Kockum".

Tout cela est bien impudique et opulent. (Bling bling vous avez dit ?)
On peut aussi "choquer" plus subtilement. Ouvrir les yeux sur la beauté cachée de l'existant.


Un petit aperçu avant un article consacré à la lumière dans la ville.


Travail de l'artiste Yann Kersalé sur la mise en lumière du port de Saint-Nazaire dans le cadre de "La nuit des Docks" pour une réappropriation du port par les habitants et un nouveau rayonnement de la ville.

1 sept. 2011

Si l'eau entre dans la ville, pourquoi pas les bateaux?

Les récents événements qui ont menacé New York risquent de se multiplier. Pourquoi ne pas revoir notre vision de l'eau dans nos villes actuelles? Ces questions sont déjà soulevées par  de nombreux travaux mettant en scène les techniques portuaires au cœur de la ville et par le cinéma notamment "le jour d'après".
par Micah T Jones étudiant à l'University of Ulster

pour le concours "the royal Institute of Architects" par Antony Lau

"Le jour d'après" Roland Emmerich 2004

Ces bateaux pourraient constituer de nouvelles surfaces utiles capables d'accueillir des logements comme des aménagements publics. L'arrivée d'un bateau pourrait constituer un événement important à l'échelle de la ville, comme c'est déjà un peu le cas dans les villes portuaires avec les grands navires. Nous ne sommes pas très loin des visions d'Archigram imaginées dans les années 60, où des unités autonomes d'habitations arrivaient en ville.




Quand on pense à deux des villes les plus menacées, Londres et Bangkok, ces images de bateaux traversant la ville inondée permettent de voir autrement ces menaces. Pourquoi ne pas voir cela comme une occasion de repenser la circulation et l'habitat différemment plutôt que d'essayer de poursuivre avec les méthodes actuelles dont nous percevons les limites aujourd'hui?
C'est le cas du projet pour sauver Bangkok imaginé par le cabinet S+PBA. Cette vision utopique ne remet pas en cause les principes d'une architecture planifiée, fixe et esthétique avant d'être fonctionnelle. Alors que cette ville sera amenée à se déplacer ou à s'adapter à des contraintes encore inconnues. 


Une partie de la réponse se trouve peut être déjà sur place, un grand nombre de tours ne sont pas terminées. En reconsidérant ces structures vides, elles pourraient offrir des surfaces d'accueil verticales pour un habitat vernaculaire plus approprié aux usages.

Tours inachevées à Bangkok

L'association des univers urbains et maritimes pourrait aboutir à une nouvelle manière de considérer nos modes de vie entre sédentarisation et nomadisme, alors que le nombre de réfugiés écologiques obligera à trouver des solutions d'accueil de grande ampleur pour des populations défavorisées.